Interview de Mr Meidinger

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Alain Meidinger, je suis professeur d’histoire- géographie au lycée français Vincent van Gogh et président de la fondation MFNU.

Quels est votre rôle dans le MFNU ?

Je préside la fondation, présider la fondation c’est présider d’abord un bureau d’une dizaine de professeurs et de sept élèves cette année et avec eux d’organiser la conférence à venir, on a commencé au mois de mai pour mars donc il nous a fallu pratiquement 10 mois pour préparer la conférence. 

Ça, c’est le premier travail. Pour le deuxième travail, je suis en contact avec les écoles, je les invite à venir à la conférence et je fais donc tout ce qui concerne la correspondance, ce qui est très long avec ces écoles. Ensuite, je m’occupe de l’organisation de la conférence : la soirée cinéma, le Kurhaus et la journée découverte entre autres.

Pouvez-vous nous expliquer rapidement comment fonctionne l’organisation du MFNU ?

Il y a plusieurs départements et chaque département a une tache bien spécifique : dans l’administration, les travaux des états major, les services de presse…

Chaque service a donc des actions bien particulières et je suis au sommet de cette pyramide où je vérifie, je contrôle, je conseille ces différents départements. 

Lorsque vous avez commencé ce projet il y a 15 ans, pensiez-vous qu’il serait aussi pérenne ?

Je l’espérais, c’était ce que l’on appelle un vœu pieux, que cela continue et se poursuive. Ce qui m’intéresse plus à présent, c’est qu’il y ait quelqu’un qui prenne ma place plus tard. C’est-à-dire qu’il me reste moins de dix ans au lycée ; il faudrait donc que d’autres adultes prennent ma succession. Mais, oui, je suis ravi en tout cas. 

Quels sont les plus gros enjeux du MFNU ?

 Les plus gros enjeux, c’est surtout l’organisation : être sûr que les écoles arrivent bien, que tout se passe bien pour elles, que ceux qui demandent à être hébergés soient hébergés…

Ça c’est une partie. L’autre partie, c’est que les élèves apprennent quelque chose, que les débats soient intéressants et qu’ils ressortent du MFNU contents, ravis, avec la volonté de revenir l’année d’après. 

Comment choisissez-vous les thèmes de chaque MFNU ?

« C’est au sein du bureau, entre les adultes et les élèves, qu’on discute : qu’est-ce qu’on a fait l’an dernier ? qu’est-ce qu’on a fait il y a deux ans ? qu’est-ce qu’on pourra faire cette année ?

Avec l’idée de suivre les objectifs du développement durable […] parce que c’est le travail des Nations unies ; et si on simule les Nations unies, il faut que nous restions collés à ça. D’où l’étape du travail, et le thème de la femme cette année. »

Pouvez-vous nous dire ce que vous avez prévu pour le prochain MFNU ?

On n’a pas encore d’idées, on n’a pas encore discuté sur le thème de 2020. Donc il faut encore qu’on en discute entre nous. J’avais un thème qui était sur la notion de la démocratie et la représentation populaire. C’est en lien : les mouvements de révolte, la montée des populistes…Comment les Etats peuvent -ils gérer ce genre de situation ?

Après, il va falloir que l’on retravaille la soirée cinéma, il faut qu’on repense à la journée découverte… Devrait-on repartir […] sur Rotterdam et Delft comme on l’avait fait il y trois ans. Donc, pour l’instant, c’est juste des petits boutons de fleurs, qui n’ont pas encore fleuris. Ce sont des réflexions entre les uns et les autres au sujet de ce qu’on aimerait faire puis voir ce qui est faisable, ce qui est possible entre nous.

Hoek-Luthold Sascha

Laisser un commentaire