Forum sur le droit des femmes

« Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.»

Tel est l’intitulé du 5ème objectif des 17 engagements de développement durable adoptés à l’unanimité par les pays membres de l’O.N.U. En effet, ce plan majeur de développement durable place l’égalité des sexes au centre de toute génération de richesse sur le plan durable. Ainsi, la question n’est pas la créer la croissance pour la croissance mais de faire en sorte que les minorités et les plus défavorisés en bénéficient au même titre que le reste de la société. Et pour cause, les femmes, les grandes perdantes de la mondialisation qui était censée leur apporter tant de bienfaits se voient comme toujours attribuer la part la plus minime d’une croissance et d’un développement tant attendu.

Comment se fait donc cette discordance de prospérité entre hommes et femmes ?

  • On estime qu’à l’heure actuelle, 750 millions de femmes et de filles dans le monde ont été mariées avant l’âge de 18 ans. Au moins 200 millions de filles et de femmes actuellement en vie ont subi des mutilations génitales féminines dans les 30 pays disposant de données représentatives.
  • Trente-cinq pour cent des femmes dans le monde ont subi des violences physiques ou sexuelles exercées au sein du couple ou des violences sexuelles exercées par des personnes autres que le partenaire.
  • 49 pays ne disposent toujours pas de lois protégeant les femmes contre la violence domestique.
  • Seulement 52 pour cent des femmes mariées ou vivant en concubinage prennent librement leurs propres décisions concernant les rapports sexuels, l’utilisation de moyens de contraception et les soins de santé.
  • À l’échelle mondiale, les femmes ne représentent que 13% des propriétaires de terres agricoles.
  • 133 millions de filles et de femmes ont subi une forme de mutilation ou d’ablation génitale féminine dans 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient où cette pratique néfaste est la plus courante.

Les origines de ce décalage de situation entre hommes et femmes sont diverses et leur racines sont profondes. Que ce soit par la culture patriarcale qui prévaut depuis des millénaires ou la dévaluation constante de la femme dans la société. Comme le disait monsieur Barro lors de son discours d’ouverture, comment attendre de l’homme qui a si longtemps été habitué à siéger sur la plus haute et meilleure branche de l’arbre qu’il la partage avec la femme qui lui a si longtemps été assujetti ? Le fait est que l’homme doit rapidement comprendre que son temps de règne sur l’arbre est compté mais surtout qu’il en va de son propre intérêt : Les femmes et les filles représentent la moitié de la population mondiale et par conséquent, la moitié de son potentiel. De plus, peut-on vraiment considérer les valeurs et constructions sociales instaurées par le machisme saines pour les hommes eux-mêmes ?

Comment assurer l’accès à l’éducation à toutes les filles ? Comment lutter contre les violences physiques, morales et psychologiques faites envers les femmes ? Ces deux questions sont centrales au thème de l’égalité des femmes au travail comme dans la sphère privée seront à la base de toute négociation au sein du comité. 

Laisser un commentaire