Les discours des deux invitées de la cérémonie d’ouverture

Deux discours prononcés lors de la cérémonie d’ouverture sont disponibles à la lecture :

Radio MFNU : l’émission n°2 du MFNU 2019

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork Ecoutez la deuxième émission de Radio MFNU de l’édition 2019, enregistrée samedi 30 mars dans les conditions du direct,  en cliquant sur le logo ci-dessous :

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Forum sur le droit des femmes

« Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.»

Tel est l’intitulé du 5ème objectif des 17 engagements de développement durable adoptés à l’unanimité par les pays membres de l’O.N.U. En effet, ce plan majeur de développement durable place l’égalité des sexes au centre de toute génération de richesse sur le plan durable. Ainsi, la question n’est pas la créer la croissance pour la croissance mais de faire en sorte que les minorités et les plus défavorisés en bénéficient au même titre que le reste de la société. Et pour cause, les femmes, les grandes perdantes de la mondialisation qui était censée leur apporter tant de bienfaits se voient comme toujours attribuer la part la plus minime d’une croissance et d’un développement tant attendu.

Comment se fait donc cette discordance de prospérité entre hommes et femmes ?

  • On estime qu’à l’heure actuelle, 750 millions de femmes et de filles dans le monde ont été mariées avant l’âge de 18 ans. Au moins 200 millions de filles et de femmes actuellement en vie ont subi des mutilations génitales féminines dans les 30 pays disposant de données représentatives.
  • Trente-cinq pour cent des femmes dans le monde ont subi des violences physiques ou sexuelles exercées au sein du couple ou des violences sexuelles exercées par des personnes autres que le partenaire.
  • 49 pays ne disposent toujours pas de lois protégeant les femmes contre la violence domestique.
  • Seulement 52 pour cent des femmes mariées ou vivant en concubinage prennent librement leurs propres décisions concernant les rapports sexuels, l’utilisation de moyens de contraception et les soins de santé.
  • À l’échelle mondiale, les femmes ne représentent que 13% des propriétaires de terres agricoles.
  • 133 millions de filles et de femmes ont subi une forme de mutilation ou d’ablation génitale féminine dans 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient où cette pratique néfaste est la plus courante.

Les origines de ce décalage de situation entre hommes et femmes sont diverses et leur racines sont profondes. Que ce soit par la culture patriarcale qui prévaut depuis des millénaires ou la dévaluation constante de la femme dans la société. Comme le disait monsieur Barro lors de son discours d’ouverture, comment attendre de l’homme qui a si longtemps été habitué à siéger sur la plus haute et meilleure branche de l’arbre qu’il la partage avec la femme qui lui a si longtemps été assujetti ? Le fait est que l’homme doit rapidement comprendre que son temps de règne sur l’arbre est compté mais surtout qu’il en va de son propre intérêt : Les femmes et les filles représentent la moitié de la population mondiale et par conséquent, la moitié de son potentiel. De plus, peut-on vraiment considérer les valeurs et constructions sociales instaurées par le machisme saines pour les hommes eux-mêmes ?

Comment assurer l’accès à l’éducation à toutes les filles ? Comment lutter contre les violences physiques, morales et psychologiques faites envers les femmes ? Ces deux questions sont centrales au thème de l’égalité des femmes au travail comme dans la sphère privée seront à la base de toute négociation au sein du comité. 

Interview de Mr Meidinger

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Alain Meidinger, je suis professeur d’histoire- géographie au lycée français Vincent van Gogh et président de la fondation MFNU.

Quels est votre rôle dans le MFNU ?

Je préside la fondation, présider la fondation c’est présider d’abord un bureau d’une dizaine de professeurs et de sept élèves cette année et avec eux d’organiser la conférence à venir, on a commencé au mois de mai pour mars donc il nous a fallu pratiquement 10 mois pour préparer la conférence. 

Ça, c’est le premier travail. Pour le deuxième travail, je suis en contact avec les écoles, je les invite à venir à la conférence et je fais donc tout ce qui concerne la correspondance, ce qui est très long avec ces écoles. Ensuite, je m’occupe de l’organisation de la conférence : la soirée cinéma, le Kurhaus et la journée découverte entre autres.

Pouvez-vous nous expliquer rapidement comment fonctionne l’organisation du MFNU ?

Il y a plusieurs départements et chaque département a une tache bien spécifique : dans l’administration, les travaux des états major, les services de presse…

Chaque service a donc des actions bien particulières et je suis au sommet de cette pyramide où je vérifie, je contrôle, je conseille ces différents départements. 

Lorsque vous avez commencé ce projet il y a 15 ans, pensiez-vous qu’il serait aussi pérenne ?

Je l’espérais, c’était ce que l’on appelle un vœu pieux, que cela continue et se poursuive. Ce qui m’intéresse plus à présent, c’est qu’il y ait quelqu’un qui prenne ma place plus tard. C’est-à-dire qu’il me reste moins de dix ans au lycée ; il faudrait donc que d’autres adultes prennent ma succession. Mais, oui, je suis ravi en tout cas. 

Quels sont les plus gros enjeux du MFNU ?

 Les plus gros enjeux, c’est surtout l’organisation : être sûr que les écoles arrivent bien, que tout se passe bien pour elles, que ceux qui demandent à être hébergés soient hébergés…

Ça c’est une partie. L’autre partie, c’est que les élèves apprennent quelque chose, que les débats soient intéressants et qu’ils ressortent du MFNU contents, ravis, avec la volonté de revenir l’année d’après. 

Comment choisissez-vous les thèmes de chaque MFNU ?

« C’est au sein du bureau, entre les adultes et les élèves, qu’on discute : qu’est-ce qu’on a fait l’an dernier ? qu’est-ce qu’on a fait il y a deux ans ? qu’est-ce qu’on pourra faire cette année ?

Avec l’idée de suivre les objectifs du développement durable […] parce que c’est le travail des Nations unies ; et si on simule les Nations unies, il faut que nous restions collés à ça. D’où l’étape du travail, et le thème de la femme cette année. »

Pouvez-vous nous dire ce que vous avez prévu pour le prochain MFNU ?

On n’a pas encore d’idées, on n’a pas encore discuté sur le thème de 2020. Donc il faut encore qu’on en discute entre nous. J’avais un thème qui était sur la notion de la démocratie et la représentation populaire. C’est en lien : les mouvements de révolte, la montée des populistes…Comment les Etats peuvent -ils gérer ce genre de situation ?

Après, il va falloir que l’on retravaille la soirée cinéma, il faut qu’on repense à la journée découverte… Devrait-on repartir […] sur Rotterdam et Delft comme on l’avait fait il y trois ans. Donc, pour l’instant, c’est juste des petits boutons de fleurs, qui n’ont pas encore fleuris. Ce sont des réflexions entre les uns et les autres au sujet de ce qu’on aimerait faire puis voir ce qui est faisable, ce qui est possible entre nous.

Hoek-Luthold Sascha

Interview de Mathilde de Solages

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Mathilde de Solage, j’ai 17 ans, je suis en terminale S et je suis Secrétaire générale au MFNU cette année.

Mathilde Solages, à la cérémonie d’ouverturerture

Quel est votre rôle en tant que Secrétaire générale ?

En amont de la conférence j’ai dû, avec la Présidente de l’Assemblée générale, former l’équipe de l’Etat-major, celui-ci attribue les présidences et les vice-présidences des comités. On a donc d’abord dû choisir notre équipe de l’Etat-major ; ensuite on a dû choisir les sujets qui allaient être débattus dans chaque comité et réguler tous les rapports. C’est-à-dire les lire, les corriger et les envoyer aux professeurs… 

De plus, pendant la conférence, donc à la cérémonie d’ouverture et de clôture, j’ai des discours à prononcer. Sinon, je suis un peu partout, à tous les étages pour régler un peu les problèmes dans les différents comités.

Avez-vous prévu de faire des études en rapport avec ce que vous faite au MFNU ?

Oui tout à fait, l’année prochaine j’intègrerai sciences politiques.

Comme métier je pense que je serai journaliste ou travaillerai dans une organisation internationale en rapport avec l’humanitaire.

Que pensez-vous du sujet du MFNU de cette année ?

Je trouve qu’il est extrêmement actuel notamment celui du travail, j’en ai parlé dans mon discours – surtout lorsque l’on prend le cas de la France et des gilets jaunes. Il nous permet parler des problèmes qui sont liés au travail dans les pays développés et en développement. De plus, les droits des femmes nous touchent tous, sans que l’on ne s’en rende compte, il est donc important d’en parler.  En plus, le MFNU permet même aux plus petits dans le forum des stagiaires, et aux 6èmes observateurs qui écoutaient ce qui se passait dans les comités, de se rendre compte des évènements, desquels nous sommes peu informés, qui se produisent dans le monde.

Comment trouvez-vous que la conférence se déroule jusqu’ici ? êtes-vous satisfaite ?

Oui, je suis tout à fait satisfaite de la conférence jusqu’ici, la cérémonie d’ouverture c’est super bien passée.

Les conférences à l’école sont un peu stressantes, il y a des problèmes un peu partout qu’il faut régler. Des problèmes tout basiques : d’impression, d’ordinateur, de délégués qui manquent… Mais, sinon, ça se passe très bien, et il y a vraiment des délégués géniaux qui s’investissent énormément dans leurs sujets ; donc je suis vraiment satisfaite du déroulement.

Il y a-t-il des choses que vous changeriez si vous le pouviez ?

« Je pense que pour les années à venir il faudra mieux délimiter les rôles de chaque chef, non seulement dans le P7 mais aussi dans l’administration, la presse… »

Simplement pour éviter d’empiéter sur le travail de chacun ; mais, à part ça, tout se passe très bien, il n’y a donc pas de gros changements à faire pour les conférences futures. 

Hoek-Luthold Sascha

Sondage de membres du MFNU sur leur ressenti des inégalité homme-femme

Ressentez-vous personnellement des inégalités entre homme et femme ? Si oui, quelles sorte d’inégalités ?

Thibault (seconde):

« Je pense qu’il y a de grandes inégalités entre les hommes et les femmes. Lors de l’éducation, il y a des stéréotypes associés à chaque sexe qui ne devraient pas l’être. Par exemple, on voit que l’homme est associé à une force physique et de caractère « l’homme ne peut pas pleurer et c’est normal pour une femme de pleurer » mais dans les deux cas c’est faux. Un homme peut très bien être sensible et pleurer et une fille n’est pas obligée de pleurer ou d’avoir une sensibilité exagérée.

Je pense aussi que la plus grande preuve que le sexisme est réel est que quand on parle du mot « sexisme » on pense tout de suite à un homme qui maltraite une femme, qui la considère comme inferieure ; mais c’est faux. Il y a bien des cas comme ça, mais le sexisme masculin existe aussi. Ce sexisme est inférieur, mais ça montre quand même que, dans la mentalité des gens, les préjugés sont omniprésents et même sans réfléchir on cherche un préjugé. C’est très important de changer ca et ça commence dans la base de l’éducation. C’est là qu’on peut éviter ce genre de clichés. »

Alice (terminale):

« Personnellement non, même si on habite dans un pays où les femmes sont moins discriminées que dans d’autres il arrive qu’on entende des remarques sexistes. Après, on se rend compte que, en tant que jeune femme, j’ai autant de possibilités que les hommes de mon âge. »

Professeur femme (invitée):

« Oui, je peux vous donner une anecdote de mon travail. J’ai travaillé auparavant dans une université où j’avais été embauchée pour une mission en même temps que mon compagnon pour les mêmes deux postes. Un collègue de notre équipe qui avait un invité nous a présentés en tant que « Mr. X, le nouveau enseignant de rechercher et sa femme » alors que je travaillais sur le même poste pour la même mission. Donc, pour cet exemple d’inégalité homme femme dans le travail, j’ai découvert que c’était choquant d’être « la femme de » et non sa propre personne, même si mon collègue a commis, sans le faire exprès, cette erreur. On perd notre statut selon si on est « Mr. » ou « Mme. ». »

M.Ballet:

« Dans l’Education nationale, du point de vue d’un professeur, je n’ai jamais ressenti d’inégalités entre homme et femme. En revanche, chez les élèves filles, on le ressent beaucoup dans l’orientation. Elles pensent automatiquement à des orientations littéraires au lieu de scientifiques. Quand on observe les séries L, on remarque que les filles sont bien plus nombreuses. Cependant on constate et c’est un progrès qu’en S le nombre de filles et de garçons a tendance à s’équilibrer.

En ce qui concerne les inégalités entre homme et femme, surtout dans l’environnement scolaire, je ressens que les professeurs ont certains stéréotypes sur le comportement « féminin » et « masculin » des élèves. Ils peuvent parfois juger les élèves qui ne se comportent pas correctement par rapport à ce stéréotype. Ces « règles de norme » se résument à : la fille doit être calme et travailler dur alors que le garçon doit être bruyant  et ne pas travailler correctement. »

M. Edea (Maroc) :

« Je suis professeur au Maroc, dans il y a une situation extrêmement singulière par rapport à ce qu’on peut vivre en  France lorsque on est un homme ou une femme, plus particulièrement une femme. Même en tant qu’homme, je suis dans une situation dans laquelle ma femme ne peut pas sortir seule dans la rue. Effectivement ce n’est pas possible pour une femme seule – qu’elle soit marocaine ou française – de se promener tout simplement, puisqu’elle va vite être sifflée, accostée toutes les 5 minutes, elle n’a pas cette liberté de pouvoir se balader, après c’est propre au Maroc. Après je pense aussi qu’en tant qu’homme, nous avons un combat à mener nous-mêmes, et contre nous-mêmes par rapport à ce que nous avons pu apprendre dans notre propre éducation, dans des manières de faire.

Il faut prendre conscience, que même quand on est fortement pour l’égalité, des fois c’est plus fort que nous, ça se voit quand les gens parlent avec une remarque ou autre. On a une vraie éducation à faire vis-à-vis de soi pour sortir d’un mode de fonctionnement qui est évidemment un regard sur la femme, celui qui prend la femme pour objet, qui considère ou fait des remarques qui peuvent ramener la femme à la femme au foyer même si elle travaille et que c’est ma collègue. Il faut que les hommes fassent un réel travail sur eux-mêmes. »

Leenstra Amandine

La presse au MFNU

La presse au MFNU, qu’est-ce que c’est ?

Ce sont des élèves en pull noir avec un cordon de badge jaune. Des photographes, des journalistes qui font des sondages, mais concrètement, à quoi ressemble notre travail pendant la conférence ?

Le service de presse est composé cette année de 30 membres, ce qui n’est pas négligeable. Six fonctions différentes sont observables au sein du service de presse : journalistes, photographie, mise en page, vidéo, dessin et radio. On peut également parler des responsables des réseaux sociaux, qui sont des photographes et membres du service de mise en page.

Journalistes :

Le premier travail des journalistes est de rédiger des articles pour le Canard Diplomatique, le journal du MFNU. Journal mis en page par le responsable de ce service, dont nous décrirons le travail plus loin dans l’article.

Les journalistes ont des interviews à faire des différents invités, des sondages et des articles à écrire. Zazie, élève de terminale, nous parle de sa première expérience en tant que journaliste.

« La presse montre les difficultés du travail de journaliste. C’est-à-dire avoir la participation des délégués pour les sondages, écrire des articles rapidement, et de faire un bon travail d’équipe. C’est une expérience agréable, nouvelle et plaisante, qui mériterait un peu plus d’organisation pour que les conditions soient parfaites. »

Zazie, journaliste au service de presse

Mise en page :

Cette année, la mise en page du journal a été réalisée par Clément, le responsable du service de mise en page. Ce fut un travail épuisant pour lui car tout doit être parfait avant l’impression du journal. Mais le travail en valait la peine puisque le résultat est vraiment satisfaisant.

Pendant la conférence, trois personnes s’occupent de la mise en page du site du MFNU en y mettant les articles des journalistes et les photos.

Photographes et service vidéo :

Les membres du service vidéo et photographie ont pour certain du travail avant la conférence, afin d’illustrer le journal et de montrer la préparation du MFNU. A la fin de la conférence, une vidéo est montrée lors de la cérémonie du clôture du MFNU contenant des images d’avant la conférence et de ce qui s’y passe pendant. On peut y voir le rôle des membres du l’administration, des délégués et présidents de forums, de certains professeurs et du service de presse.

Dessinatrices :

Cette année, deux dessinatrices font le tour des comités et lisent les articles des journalistes afin de représenter par des dessins ou caricatures les évènements marquants. Les dessins sont ensuite mis sur le site et sur le compte Instagram.

Réseaux sociaux :

Le compte Instagram, Facebook et Snapchat sont gérés par un photographe et deux filles du service de mise en page. La difficulté étant de toujours être informés des évènements en cours et de trier rapidement les photos afin de toujours être actif sur les réseaux.

J’espère que cet article vous aura permis de mieux comprendre le rôle de la presse pendant la conférence MFNU. Nous vous invitons à lire les autres articles du site et à vous informer sur les différents réseaux sociaux.


Natacha Cayrol

Exposer le corps de la femme pour vendre

Les publicités sont partout ! Sur Internet, dans la rue, dans les transports en commun… Sur grand nombre de ces affiches, on voit des femmes. Pour des vêtements ou des produits cosmétiques ça peut se comprendre mais pour des biscuits ou de la lessive, quel est le lien ? Une publicité a pour but d’inciter un public à acheter un produit, mais quel le rôle joue le corps de la femme dans tout cela ?

Dessin fait par Silvestre Emma

Durant les années 1950, la femme était déjà très présente dans les publicités : on utilisait le cliché de la ménagère parfaite avec son mari et ses deux enfants car ce modèle illustrait la « famille parfaite ». Aujourd’hui et depuis des années déjà, on utilise le corps de la femme comme un « objet » afin que les consommateurs, notamment masculins, portent leur regard sur le produit, soient séduits par le corps de la femme et choisissent donc cet article grâce à la photo plus que grâce au produit en lui-même. Bien souvent le produit n’a donc rien à voir avec la femme, ce n’est qu’une simple stratégie. D’autre part, même quand la publicité concerne un produit destiné à la gent féminine, le corps de la femme est souvent hypersexualisé et exagérément mis en avant.  De plus, les modèles féminins utilisés dans ces publicités ne sont bien évidemment pas représentatifs de la taille et de la corpulence de la majorité des femmes et ne prennent pas non plus en compte la diversité de ces corps. Les femmes que l’on voit dans les pubs correspondent aux canons de beauté d’une époque et, à la moindre imperfection, sont retouchées. Pas de femme handicapée, grosse, petite ou poilue : on est bien trop loin de ce que la société considère comme attirant ou séduisant !

Nous ne faisons pas vraiment attention aux images auxquelles nous sommes exposés quotidiennement, et pourtant, inconsciemment ou consciemment, cela nous influence énormément. Alors même si les mentalités évoluent et que l’on voit de plus en plus de mannequins « grandes tailles » (généralement de 42 à 46, est-ce vraiment grande taille sachant qu’une étude de 2016 réalisée par Clickndress a montré que les Françaises faisaient majoritairement du 38,40 et 42 ?), il est grand temps que les publicités se diversifient. Alors la prochaine fois que vous voyez une publicité, posez-vous les bonnes questions : voulez vous vraiment acheter ce produit ou sont-ce les images qui vous ont séduit ?

Zazie Hattemer

Transformer le désert en oasis, la question de la région Saharo-Sahélienne

Au Niger, la population des Touaregs se soulève face à un gouvernement qui s’accapare les richesses de l’uranium. Au Sénégal, le projet de la ceinture verte se concrétise avec 40 000 hectares de région désertique désormais boisée .En 2014, Aboubacar Shekau proclame un califat Islamique dans le nord du Nigeria qui déclare rapidement allégeance à Daech. Ces contestations face au partage inégalitaire des richesses, ces interférences d’Etats du Nord et ces combats contre la désertification sont à l’image du contexte complexe de la région du Sahara et du Sahel, vaste étendue désertique qui va de la Gambie jusqu’à Djibouti.

Description de cette image, également commentée ci-après
Le désert près de Tamanrasset en Algérie

Mais les origines du manque de stabilité de la région ne datent pas d’hier. Depuis leur indépendance de la France et du Royaume-Uni dans les années 60, la majorité des pays qui forment cette zone historiquement connue pour ses multiples routes commerciales reliant Méditerranée et Afrique subsaharienne ont connu, comme la plupart des anciennes colonies, le phénomène d’une mauvaise redistribution des richesses: les gouvernements autocratiques, corrompus et inexpérimentés qui ont émergé dans la période post coloniale se sont appropriés les richesses des sous-sol (avec le partenariat de leur anciennes métropoles) et ont négligé les populations nomades berbères éloignées des grandes villes.

Les conséquences sont multiples :

  • un tiers des ampoules d’électricité françaises brillent grâce à l’uranium Nigérien alors que 90% de ces derniers n’ont pas accès à l’électricité ; le tout avec un taux d’extrême pauvreté de 60% ;
  • En 2012, les Touaregs du nord du Mali, citoyens de seconde classe éloignés de toute prise de parole par le gouvernement de Bamako,  s’insurgent et font sécession puis  vont jusqu’à occuper trois des villes les plus importantes du pays ;
  • Les anciennes routes caravanières qui traversaient le désert, apportant le sel et l’or au Maghreb, sont maintenant détenues par des trafiquants de drogues et d’êtres humains.

C’est donc en vue de cette situation de mondialisation retardée, de conflits ethniques, de raréfaction des ressources d’eau et de l’expansion du Sahara vers le sud que la commission de la région Saharo-Sahélienne  a été créée, avec pour objectif de traiter de la question de l’accès à l’eau et à l’énergie dans un contexte d’explosion démographique et de changement climatique. De plus, il est aussi question de la pacification de la zone : comment faire de la région Saharo-Sahélienne un espace de paix, de stabilité et de démocratie dans cette région en proie au conflit?

Cia Lorenzo

Témoignage de collégiens sur la visite de Leiden

Le 28 mars, nous, élèves du Lycée français International Louis Massignon, venus du Maroc pour assister au MFNU, avons visité la ville de Leyde.

Nous avons observé de magnifiques monuments : des moulins, des ponts, des anciens remparts et plusieurs cours de charité (appelés hofjes en néerlandais) .

Une des particularités de cette petite ville est le fait que nous pouvons y voir des poèmes inscrits en plusieurs langues sur les murs.

Un des emblèmes de Leyde est deux clés croisées, représentant les clés du Paradis d’après les croyances locales. On les trouve sur les murs, les sols et parfois même sur les monuments. 

les deux clés croisées, représentant les clés du Paradis

Rania Bennani et Med Kamil Berrada

Cérémonie d’ouverture du MFNU 2019 perçue par deux collégiens

La cérémonie s’est déroulée dans le très bel hôtel Kurhaus. Nous sommes arrivés en tramway et avons été accueillis dans le hall d’entrée puis nous avons été conduits dans la salle préparée pour la cérémonie.

Sur nos sièges, il y avait un exemplaire du  Canard Diplomatique  qui parlait des thèmes de cette 15ème édition du MFNU. Au début de la cérémonie, des élèves ont défilé dans la salle avec des drapeaux de tous les pays participants. La présidente de l’Assemblée générale a prononcé un premier discours puis a laissé la parole au proviseur du lycée français Van Gogh qui a introduit les thèmes de la conférence et a remercié les personnes présentes notamment l’ambassadeur du Maroc au Pays-Bas qui a assisté à la cérémonie.

La parole a ensuite été donnée à la première conseillère de l’Ambassade de France qui a parlé de ce que la France avait fait pour améliorer la situation de l’égalité des sexes. Après ces discours, des élèves de l’atelier musique du lycée ont chanté des chansons en rapport avec les thèmes du MFNU cette année (égalité des sexes et travail décent).

Le troisième discours était celui de la députée de la seconde Chambre du Parlement : elle a également abordé la question de l’égalité entre hommes et femmes dans un discours incroyable qui pouvait être compris de tous et dans lequel elle a dit que nous avons besoin de diversité. En effet, chacun possède des facultés bien à lui et complète les autres. Ce discours lui a valu des applaudissements nourris. Enfin, la Secrétaire générale s’est exprimée et d’autres élèves ont brandi  des pancartes relatives aux problèmes mondiaux qui allaient être discutés lors de la conférence. Elle a ensuite prononcé un discours sur les femmes et leur place dans la société. La Secrétaire générale s’est exprimée avec une ferveur qui montrait bien sa détermination à trouver une solution pour obtenir une égalité entre les deux sexes. La Présidente a repris la parole et a annoncé officiellement l’ouverture de cette 15ème édition du MFNU.

Lazrak Ghita et Mouttouakil Omar  

Témoignages de collégiens sur visite à Keukenhof

Lors de notre journée de visite, le jeudi 28 mars 2019, nous, les élèves du L.F.I.L.M (Lycée Français International Louis Massignon) , avons commencé notre excursion avec le jardin unique consacré aux tulipes : Keukenhof.

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Ce jardin botanique, de plus de 7 millions de fleurs, est composé essentiellement de tulipes réparties sur 32 ha avec plusieurs petits lacs, ruisseaux et fontaines.

Une fois arrivés, nous nous sommes séparés en plusieurs groupes.

Nous les collégiens avions la sensation d’être libres  tout en étant excités et complètement dépaysés. L’air était pur et la densité des fleurs, avec leurs dispositions réfléchies, nous ont laissé éblouis.

Parmi les moments forts, notre préféré est lorsque nous avons marché sur des nénuphars en bois, flottant sur l’eau.

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Lors de cette visite, nous avons également acheté des souvenirs tels que des sabots en tissus, des porte-clefs, des tulipes en bois,…

De surcroît, pour rendre cet instant intemporel, nous avons pris énormément de photographies dont quelques unes sont ci-dessous.

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Bennouna Syrine et
Lagzouly reda

Droit et travail: Interview avec Pascal Gilet, Directeur général de Heineken Pays- Bas.

« La richesse des entreprises, c’est la diversité »

Pascal Gilet

Dans l’univers généralement très masculin de la bière, Heineken fait figure  de porte étendard de la diversité, aussi bien dans le domaine salarial que celui de ses consommateurs.

« Si c’est ça le comportement à avoir, alors nous ne sommes pas fait pour vous. »

Voilà le slogan qu’on trouve sur la nouvelle publicité de la bière Mexicaine  Tecate, filière du géant brasseur Heineken. Cette phrase apparaissait en dessous d’images d’hommes prêts à rouer de coup leur femme, une bière à la main… Avec cette nouvelle campagne publicitaire choc, Heineken affirme encore une fois son intolérance vis-à-vis des violences faites aux femmes. Mais c’est également l’idée de fond qui est révolutionnaire : oui, la croissance se fait par l’insertion de la femme dans le domaine salarial, l’inclusion est la clé. C’est ainsi que Pascale Gilet, directeur de Heineken Pays-Bas,  défendait le concept diversité, dans la conférence qu’il a tenue ce vendredi devant les délégués du Bureau International du Travail.

C’est donc cela le chemin à entreprendre pour un travail digne pour tous ?

Un des gros moteurs de développement sont la diversité et l’inclusion. Autant la diversité se mesure par des choses assez concrètes : le pourcentage d’hommes et de femmes dans l’entreprise, les croyances, les profiles physiques etc… mais au-delà de ça  le plus important c’est l’inclusion: comment on opère. Comment donner sa place à chacun au sein du groupe en fonction de ses différences. Et surtout comment faire participer l’employé à la vie de l’entreprise. C’est complexe mais j’y crois énormément. Il faut dépasser le simple clivage homme/femme, la diversité et l’inclusion comportent beaucoup plus de facteurs que ça.

En effet, il faut rendre à César ce qui est à César et a Heineken ce qui la définit depuis maintenant bien des années : égalité des salaires entre hommes et femmes, absence de plafond de verre, relation de confiance avec les employés, qualité des conditions de travail, la marque s’est positionnée comme défenseuse des droits salariaux et de l’environnement, exemple à suivre pour toute entreprise mondialisée. Mais comment ?

Une des croyances de Heineken, c’est d’avoir un rôle social. Au-delà de notre rôle mercantile et de créer du profit, on veut faire en sorte que toutes les personnes qui travaillent chez nous ou qui consomment nos bières soient fières de la raison pour laquelle ils le font. Et c’est à la notion de donner à chacun des chances que l’on s’attache.

Donc finalement Heineken, c’est l’image d’un monde moderne qui inclue tout le monde.

Prenez l’exemple de notre publicité au Mexique ! C’est le marketing tel que Heineken le conçoit: une vision moderne, ouverte et respectueuse de la société. Si on continue avec les stéréotypes du style « bière de mec et bière de filles », on n’arrivera à rien. Il faut rendre la consommation acceptable pour les deux partis, parfois ce sont les profils de goûts ou des positionnements de marques. Mais notre marque est très féminine et encore plus loin on est connus pour être un très grand défenseur de la communauté LGBT, on veut aller au-delà des discriminations classiques hommes/femmes, on veut être ouverts à tous et on veut promouvoir la capacité de chaque individu de défendre qui il est . C’est ça l’inclusion, c’est véritablement respecter chacun dans sa nature profonde.

Cia Lorenzo

Interview de Marie-Hélène de Ny sur son exposition « Infinités plurielles »

Pouvez vous vous présenter en quelques mots?

Je m’appelle Marie-Hélène le Ny, je suis photographe, ou photographiste comme je dis. J’ai fait des études d’arts et j’ai décidé de me consacrer aux arts plastiques en m’intéressant beaucoup aux interactions entre les humains et en essayant de construire un travail artistique à partir des rapports humains.


Vous êtes à l’origine de l’exposition infinités plurielles. Pour les élèves qui n’ont pas eu la chance de la voir, pouvez-vous nous en dire plus? Qu’est-ce qui vous a poussé ou motivé à faire cette exposition?

« Infinités plurielles , c’était une commande du ministère de la recherche qui m’a été faite suite au projet « on ne naît pas femme, on le devient » que j’avais réalisé en 2010. C’était pour moi une façon de faire une espèce d’état des lieux, en tout cas de m’interroger sur l’état de l’émancipation des femmes aujourd’hui. J’avais, en effet, eu l’occasion de travailler avec des femmes, des femmes empêchées, qui étaient très limitées dans leur autonomie. J’étais aussi très agacée par la façon dont on représente les femmes dans les médias. J’ai voulu prendre le contre-pied de « sois belle et tais toi » et de dire aux femmes: « venez comme vous êtes, vous êtes toutes belles et, faites-moi entendre ce qui est important pour vous, ce que vous avez envie de partager, faites entendre votre voix ».

Et du coup, j’ai photographié 192 femmes de 9 à 90 ans, je les ai écoutées et j’ai tout enregistré pour faire entendre leur voix. Cela a donné lieu à une exposition On ne naît pas femme, on le devient qui a été vue par la chargée d’égalité au ministère de la recherche et qui est venue me voir en me disant qu’elle aimerait que je fasse un projet pour mettre en valeur la place des femmes dans les sciences. En France, il n’y a que 25% de femmes dans le monde scientifique et bien évidemment, plus on monte dans les responsabilités, moins elles sont nombreuses. « 

Pouvez-vous nous parler d’une expérience ou d’une femme qui vous a particulièrement marquée que ce soit pendant votre exposition ou votre carrière?

« Alors, c’est difficile parce que j’en ai rencontré un très grand nombre, nous sommes en 2019, cela fait pratiquement quinze ans que j’ai commencé à creuser la question de la place des femmes et de leur sort. Mais une qui m’a vraiment donné l’impulsion de faire ce projet, cela devait être en 2005 ou 2006 avec un groupe de femmes qui apprenaient le français en banlieue parisienne. Je leur faisais faire des portraits que j’appelais « portraits écrits ».

Mon projet, c’était de donner la parole à des femmes qui ne l’ont pas. C’était des femmes qui étaient un peu invisibles dans la société française, qui avaient migré souvent avec un mari et qui vivaient dans les banlieues. Elles ne travaillaient pas, parlaient très peu la langue ou pas du tout. Et cette femme qui venait participer au projet, je l’ai vue deux fois; Elle était voilée mais elle a posé de dos, et elle n’est jamais revenue. Elle a fait porter son texte par sa fille, où elle disait, comme la fois où je l’avais rencontrée qu’elle avait un mari très dur . Elle n’en pouvait plus d’être enfermée, de ne rien pouvoir décider de sa vie. On avait quand même fait son portrait donc elle a été ajoutée dans le projet. C’est une femme qui avait presque mon âge, peut- être deux ans de plus que moi et je me suis dit : « quelle vie elle a , comment c’est possible qu’elle soit à ce point-là abandonnée par l’État ? Personne ne l’aide à faire valoir ses droits ».

Elle était prisonnière. C’est là que j’ai décidé qu’il fallait absolument que je travaille sur la question des femmes. J’avais l’impression que l’on reculait, elle avait des conditions de vie pires que ma grand-mère. L’idée ce n’est pas de retourner vers nos ancêtres, mais d’adopter des modes de vie plus harmonieux. En  même temps, en 2009, il y a eu une exposition au centre Pompidou qui a sorti des œuvres de femmes. J’ai compris qu’il y avait des artistes femmes formidables mais qu’on ne les connaissait pas. Même moi qui avais fait des études d’arts, je n’avais jamais entendu parler d’elles.

Enfin, j’ai rencontré deux femmes formidables. La première est Geneviève Fresque, philosophe qui depuis quarante ans travaille sur la dimension politique des rapports hommes/femmes. Ensuite, Françoise Héritier que j’ai eu la chance de rencontrer, qui est décédée depuis, anthropologue formidable qui a consacré toute sa vie de recherche sur la question des rapports entre les hommes et les femmes.
Donc vous m’avez demandé d’en garder une mais je cite une rencontre qui a été difficile mais un déclencheur et puis deux qui ont nourri ma réflexion sur l’humain.”

Le film hier parlait de femmes fortes dans le monde du travail, tout en mettant en évidence les inégalités qui continuent d’exister. Quels conseils donneriez-vous aux délégués de cette conférence afin d’améliorer cette situation dans le monde du travail?

“C’est difficile, il existe des discriminations invisibles soit parce qu’elles sont ancrées dans les fondements de votre éducation que vous ne les voyez pas ou alors parce que c’est une sorte de litanie répétée par les hommes: les femmes seraient inférieures aux hommes, et certaines femmes en sont malheureusement persuadées.

Pour revenir à votre question, ce serait de veiller tout particulièrement à se poser la question de la discrimination sexuelle dans tous les éléments de la question. Par exemple, il est beaucoup question de la place des femmes dans la résolution des conflits, elles n’y sont pas souvent associées alors que quand elles le sont la paix est plus durable.

Il faut donc toujours viser une réflexion paritaire, cesser de faire des lois qui touchent femmes sans leur demander leurs avis. Il y a des pays ou par exemple les hommes ont décidé que les femmes n’avaient pas le droit d’avorter. Je ne vois pas en quoi cela les regarde, ce n’est pas leurs corps, ni leur vie: ils décident purement et simplement à la place des autres. Il est donc nécessaire de toujours réfléchir à l’implication qu’une décision aura sur la vie des hommes et celles de femmes. Par exemple, on est en train de s’apercevoir que la recherche médicale, est souvent réfléchie uniquement pour un corps masculin, c’est-à-dire que l’on va penser les dosages, les expériences sur un corps d’homme. Or certaines fois, il devrait y avoir des spécificités, on devrait être capable s’interroger sur ce qu’une certaine molécule peut faire aux hommes et aux femmes.

Au lieu de créer de nouvelles lois visant à une parité, il faut faire en sorte que celles qui existent soient appliquées, que l’on mette des moyens en place dans les pays pour que la loi devienne une obligation et pas une recommandation. De nombreux états ont l’air vertueux car ils ont mis des lois paritaires en place alors qu’en réalité les filles ne vont pas à l’école et continuent à être mariées très jeunes. Il faut aller jusqu’au bout du processus dans les conventions internationales, écouter et aller voir les femmes qui n’ont pas été à l’école, ne peuvent pas écrire leurs revendications. Il ne faut pas seulement penser aux choses de manière abstraite: il faut travailler plus près de la population. Ces personnes ont aussi des choses à dire, elles doivent être entendues que ce soit pour résoudre un conflit ou même pour lutter contre le dérèglement climatique: c’est leur vie qui est en jeu.”

Theret Constance

Le sport : un terrain d’égalité ?

Un couple a deux enfants : une fille et un garçon.  Naturellement, les enfants doivent faire du sport : c’est bon pour leur santé, pour se faire de nouveaux amis, ils doivent se dépenser, … Alors leurs parents décident de les inscrire : le petit garçon au football et la petite fille à la danse. Pourquoi pas l’inverse ? Mais parce que le foot c’est un sport de garçon et la dance un sport de fille ! Dit comme cela ça peut paraître extrême et cliché, et pourtant c’est la réalité de la plupart des familles.

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Un match de foot féminin

Sur un sondage réalisé sur 20 filles et 20 garçons âgés de 14 à 18 ans, aucun garçon ne fait de la danse, de l’équitation, du patinage, de la natation synchronisée ou encore de la gymnastique. De même, seule une fille fait du foot, une du surf et une autre du basket, aucune du rugby ou de la lutte, alors qu’un quart font de la danse. Bien sûr, il y a eu du progrès, le football féminin est de plus en plus répandu et beaucoup de personnes suivent le basketball ou le tennis féminin. De plus, depuis les années 1990, la participation des femmes dans les sports de compétition a grandement augmenté grâce à tous les sports présentés aux Jeux olympiques dans lesquels plus aucun pays participant ne concourt sans une équipe féminine. Néanmoins, comme dans tellement d’autres domaines, il reste de nombreux progrès à faire.

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Un combat de boxe féminin

Bien que nous soyons loin du temps où les femmes devaient se travestir pour faire du sport ou encore du temps où l’on disait aux femmes de faire du sport pour mieux faire le ménage, il reste de grands écarts entre les pratiques sportives des femmes et celles des hommes. Il faudrait arrêter de considérer les femmes comme des êtres faibles et fragiles ; certaines femmes peuvent être plus fortes que certains hommes, tout comme l’inverse est possible. Enfin, arrêtons de parler aux filles et aux femmes du sport comme le moyen de perdre du poids et d’avoir un « corps parfait », le sport doit faire du bien, on doit pouvoir prendre du plaisir (même dans la souffrance parfois !) et se surpasser ; mais par envie et non pas par obligation. La marche, la natation, les sports de combat, les sports collectifs, les sports extrêmes, avec des animaux, peu importe tant que ça vous plaît ! Arrêtons d’ailleurs de parler de « sport féminin » parce que, malgré tout ce qu’on essaye parfois de nous faire croire, le sport n’a pas de sexe.

Zazie Hattemer

Balayons les inégalités

Blanche Neige qui fait le ménage dès son arrivée chez les sept Nains, Cendrillon qui chantonne en récurant sa maison… Quels beaux exemples pour les petites filles ! Alors qu’on a longtemps estimé que les femmes devaient rester à la maison pour s’occuper des enfants, faire la cuisine, le ménage, etc. et que la plupart des femmes de ménages sont des femmes (tout est dit dans le nom !), n’y a-t-il pas eu la moindre évolution ?

Le ménage au sein du foyer

D’après les derniers chiffres d’Eurostat et de l’office fédéral allemand de la statistique datant de 2018, dans l’Union Européenne, 79% des femmes cuisinent et/ou s’occupent des tâches ménagères chaque jour contre 34% des hommes. Ce serait donc la plupart du temps des femmes qui font la majorité des tâches ménagères dans leur foyer. Mais cela n’a rien d’étonnant après tant de siècles à considérer les femmes comme inférieures aux hommes. Néanmoins, le tableau ne semble plus tout noir puisque sur un sondage réalisé sur une trentaine de lycéens, ¼ ont déclaré que les tâches ménagères sont réparties à peu près également entre l’homme et la femme, et seulement une élève a affirmé que dans son foyer, seule elle et sa mère s’occupent des taches ménagères tandis que son père et son frère ne font absolument rien. La moitié des personnes interrogées ont déclaré que, bien que ce soit leur mère qui fasse la majorité des tâches ménagères, leur père faisait tout de même régulièrement le ménage, les courses ou la cuisine. Les inégalités perdurent mais les progrès constatés, bien qu’insuffisants, sont essentiels pour le futur. En effet, c’est en donnant l’exemple aux plus jeunes que ceux-ci seront incités à en faire de même et à répartir également les tâches ménagères au sein de leur foyer futur et à vouloir la parité dans tous les domaines de leur quotidien.

Cependant, le quart des lycéens ayant participé au sondage ont dit que chez eux c’est une femme de ménage qui s’occupe des tâches ménagères. Malheureusement, à ce niveau-là, il ne semble pas qu’il y est eu le moindre progrès ces dernières décennies.

« Good Housekeeping », ou ‘bonne ménagère’, magazine américain publé en 1908


Les femmes de ménage

D’après un rapport de l’INSEE datant de 2011, 97,7% des aides à domicile, aides ménagers et assistants maternels sont des femmes ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Beaucoup d’entre elles travaillent dans de très dures conditions, commencent parfois leur journée extrêmement tôt le matin et/ou finissent tard, tout cela pour un salaire bien souvent très bas. Ce travail est dévalorisé par la société, on veut rendre les femmes de ménages invisibles et pourtant que ferions-nous sans elles ? Que ce soit dans les endroits publiques ou au sein des foyers les femmes de ménages méritent plus de reconnaissances et de vivre dans de meilleures conditions : il est tant que les choses changent pour elles aussi.

Hattemer Zazie

Interview de M. Barro sur les inégalités des sexes

Pourriez-vous vous présenter en quelques phrases ?

Bonjour, je suis Franck Barro, je suis le proviseur de ce lycée depuis 2016. J’étais en poste en tant que personnel de direction en Tunisie de 2011 à 2016 et avant cela, j’étais en France à partir de 2004.


Pensez-vous que le meilleur moyen de lutter contre l’inégalité entre hommes et femmes est de respecter leurs différences ?

Oui, ça parait être une évidence. C’est la base de la lutte contre les inégalités, qu’elles soient homme-femme ou autre. La meilleure façon de lutter contre ces inégalités est d’être dans le respect l’un de l’autre tel qu’il se présente. Ça paraît tellement évident mais il faut le rappeler car on a tendance à l’oublier.


On peut remarquer que la majorité des professeurs de primaire en France sont des femmes (82% en 2016) alors que ce nombre descend au collège (58,2% en 2016). A votre avis, comment peut-on expliquer ce phénomène ? Peut-on observer le même type de répartition au Lycée van Gogh ?

Je vais commencer par la fin de votre question : Oui, puisque à l’école primaire nous avons un seul homme en tant qu’enseignant et pour le second degré (collège et lycée) nous sommes dans les environs de ce même chiffre. Quant aux explications, il est dur de ne pas tomber dans la caricature. Je crois que traditionnellement les hommes se sentent moins à l’aise dans les métiers qui ont trait aux plus jeunes mais cette différence entre le premier et second degré peut être liée aux ambitions en termes de concours. Je  pense que les filles dans l’ensemble sont, à travers l’éducation qu’elles reçoivent la famille, moins ambitieuses mais cela reste une hypothèse. Si on creusait plus ce domaine, ça serait intéressant de voir les cursus choisis par les enseignants maintenant.
En effet, notre primaire est majoritairement fait de femme et peu sont passées par des cursus scientifiques et si on regarde le nombre d’enseignants dans les matières scientifiques, on remarque que la plus grande partie sont des hommes. C’est lié au préjugé selon lequel il existe des « matières masculines » et d’autres « féminines » et, c’est dès le plus jeune âge qu’on induit chez les filles une moins grande ambition. C’est un partage des rôles très traditionaliste et trop traditionaliste à mon goût. Il y a aussi cette caricature imbécile qui consiste à dire que les filles sont plutôt des littéraires et que les garçons sont plus des scientifiques.


Donc ça serait plus une question d’éducation dès l’enfance ?

Je crois que oui car, moi qui suis dans des lycées depuis un certain temps, je me rends compte que le niveau en moyenne des filles dans les matières scientifiques est égal et même, de temps en temps, supérieur à celui des garçons. Il n’y a donc aucune raison pour que les filles soient moins ambitieuses que les garçons et qu’elles ne soient pas dans des milieux scientifiques.


Quels genres de problèmes d’inégalités des sexes peut rencontrer un proviseur au cours de sa carrière ? Comment peut-il y remédier ?

C’est comme tout à l’heure, le prédéterminisme des filles. On voit cela aussi dans des établissements où j’étais auparavant dans d’autres zones géographiques, pour les questions de racisme, de différences sociales et d’origines. On peut avoir la même nationalité, la même histoire mais selon que l’on est né en France ou ailleurs, on peut ne pas avoir le même regard sur les autres. C’est une lutte au quotidien contre les inégalités qui va de pair avec la lutte constante pour une éducation à la tolérance.


Vous avez certainement entendu parler du #MeToo. A l’avenir, comment est-ce que l’école pourrait mieux éduquer les élèves pour éviter que la nouvelle génération ne reproduise pas les mêmes erreurs que celles dénoncées par ce mouvement ?

Je crois qu’il faut à la fois développer la confiance en soi chez les filles (et les garçons) qui sont victimes des accusations de ce hashtag, en libérant la parole et donner une éducation au refus  de ces comportements, surtout en mettant en pratique l’égalité. C’est aussi un sujet particulier pour moi car je suis père de deux filles donc j’ai aussi ce double regard. Dès le plus jeune âge, il s’agit d’être clair sur l’égalité entre les filles et les garçons et de faire comprendre qu’avant tout ils sont des êtres Humains avec un grand H. S’accepter comme on est, c’est aussi accepter les autres tels qu’ils sont et garder ce principe en tête : « Un garçon est égal à une fille et une fille est égale à un garçon. »


Au cours de votre carrière, avez-vous vu des avancées en matière d’égalité homme femme dans l’Education nationale ?

Quand on vit au quotidien, on ne remarque pas de changement mais quand on observe les sociétés d’il y a 60 ans, on remarque que la représentation de la femme et de l’homme est moins caricaturale maintenant. Il y a des avancées, mais sont-elles assez rapides ?

A mon avis, non, mais il y a des accélérations car, par exemple, jeudi dernier, il y avait une conférence de l’IFO pour la francophonie avec un discours qui affirmait que, justement, nous sommes dans une lutte quotidienne dans le cadre des inégalités des sexes mais qu’on voit les choses avancer à l’échelle de l’humanité. C’est quand même assez amusant de voir, dans le dernier siècle, l’apparition de la première femme pilote, la première femme commandante de bateau, etc. On pourrait appeler ça des fonctions « masculines » mais, depuis les années 70, les choses ont changé. C’est dans ce cadre-là que, pendant le MFNU, sera diffusée, sur les écrans de l’établissement, une exposition du ministère des Affaires étrangères ayant pour thème la féminisation de la diplomatie française.


Leenstra Amandine

Interview Mme Kristen van den Hul, députée du Parlement néerlandais (invitée d’honneur)

Est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Kirse van den Hul, j’ai 42 ans, j’habite à Leiden, je suis membre du Parlement néerlandais dans le parti travailliste depuis deux ans et, bien sûr, je suis féministe.

Vous faites partie du PVDA  et élue, à la Chambre basse depuis 2017, avez-vous été victime de sexisme dans le monde diplomatique?

Oui, malheureusement oui. Comme je l’ai dit dans mon discours, au moins une fois par semaine je reçois des lettres adressées à « M. van den Hul » comme si un député ne pouvait pas être une femme. Il m’arrive aussi que, lorsque que fais un discours à la télévision, on me fasse des remarques sur ma tenue vestimentaire, mes cheveux ou mon maquillage et non sur le contenu de mon discours. J’ai remarqué que les femmes ont encore un long chemin à parcourir pour être considérée au même niveau d’expérience que les hommes dans le monde diplomatique.

Vous soutenez l’association Stichting Zijweg que le MFNU a, cette année, décidé de soutenir, pourquoi cette association? 

Merci de financer cette association, c’est vraiment génial ! Une femme sur trois est victime de violence domestique, qu’elle soit physique, sexuelle et/ou psychologique. Stichting Zijweg est une association fondée par des femmes victimes de violence domestique et, grâce à cette expérience, elles sont plus aptes à comprendre les besoins qu’on a quand on est dans cette situation horrible. J’ai malheureusement moi-même été victime de violence conjugale c’est pourquoi que ce thème me touche beaucoup, c’est pourquoi j’ai décidé quand j’ai été élue qu’il faut parler davantage de ces violences. Ce sujet est devenu un tabou social et beaucoup de victimes ont honte d’en parler. Je trouve qu’il faut dépasser cette gêne, car il n’y a aucune raison d’avoir honte. Ce sont ces hommes qui ont levé la main sur leur conjointes qui doivent se sentir coupables et avoir honte. Stichting Zijweg donne une voix, de l’espoir et un sentiment de communauté à ces femmes victimes qui se sentent seules. C’est pourquoi j’espère que tout le monde va soutenir cette association cruciale pour l’équilibre de la société.

Comment l’association aide- t-elle les femmes victimes de cette violence? Quelle est votre contribution personnelle?

Le plus important pour les femmes victimes de violence est d’avoir quelqu’un qui les comprenne, qui les écoute et qui ne les juge pas. C’est le but de Stichting Zijweg. Cette association organise des réunions et des projets pour que le monde professionnel soit plus sensible à ce thème. J’essaye de parler de ce sujet au Parlement parce qu’il faut continuer à se battre et cela commence par parler de ce thème. Il faut montrer que ça peut arriver à tout le monde, même une députée. C’est pourquoi j’ai décidé de publier mon histoire privée à travers une interview avec un journal néerlandais. J’ai comme but de montrer aux autres victimes qu’il ne faut pas se taire ; plus on en parle plus les gens vont se sentir à l’aise avec se sujet. Ce qui est dommage, et j’ai aussi fait cette erreur, est que les femmes victimes ne vont pas faire de rapport officiel à la police. Mais il faut le faire pour arrêter ces hommes. Il faut parler de ce sujet pour que les gens sache quoi faire s’ils sont victimes et s’ils ne le savent pas Stichting Zijweg peut les aider et les recommander (où aller ? que faire ? etc).

Comment peut-on soutenir une femme victime de cette violence? Quelles sont les solutions à un tel problème?

C’est une question très compliquée parce que chaque situation de couple est différente ; une femme n’est pas l’autre. Je trouve que le plus important est de parler avec la victime. Il faut lui demander s’il y a quelque chose qu’on peut faire pour elles. Par exemple, quand j’étais dans cette situation, j’avais besoin de l’aide de mes voisins. Il savaient ce qu’il se passait, mais quand je leur ai demandé de l’aide, personne n’a ouvert sa porte. C’est en restant en contact avec la victime et en la soutenant qu’on peut l’aider. Il suffit d’un petit mot « comment va tu ? » ou encore « veux-tu prendre un thé chez moi un jour ? » Il faut rester en contact et demander ce qu’on peut faire pour la victime. Si on a trop peur, on peut toujours appeler des numéros spéciaux ou bien un centre spécialisé sur ces violences. Mais ne restez pas silencieux !

Donc la solution serait de dénoncer les coupables, rester en contact avec les victimes pour faire en sorte qu’elles se sentent bien mentalement et physiquement et en général ne pas garder ces sujets tabous.

Exactement, il faut vraiment se rendre compte que ça peut arriver à tout le monde.

Leenstra Amandine

Sondage : selon vous, quelles sont les conditions des femmes dans le pays que vous représentez ?

Au G-20 :

  • Indonésie : Les conditions sont à améliorées mais, les femmes sont traitées de manière beaucoup plus inégale dans de nombreux autres pays.
  • Chine : Les conditions ne sont vraiment « pas terribles », mais elles dépendent aussi de leur classe sociale.
  • Turquie :  Les femmes sont trop contraintes mais il y beaucoup de manifestations en ce moment, c’est vraiment une bonne chose, c’est le seul moyen de faire avancer les choses.
Une délégation féminine au Forum des droits des femmes

Forum des droits des femme :

  • Human rights nation : On se fonde trop sur les femmes actuelles, on devrait surtout se concentrer sur les enfants. C’est la nouvelle génération, c’est ce qui est le plus important. Beaucoup trop de jeunes femmes ne connaissent pas leurs droits.
  • Pérou : Les femmes y sont mal traitées, les comportements doivent changer, des hommes attaquent les femmes et cela est considéré comme normal.
  • Soudan du Sud : Avec la guerre civile qui y a lieu, ce n’est pas facile d’y faire respecter les droits des femmes, 65% des femmes y sont mal traitées, « c’est triste ». Le gouvernement souhaite prendre des mesures mais il ne s’agit malheureusement pas de leur priorité.
  • Arabie Saoudite : Les conditions des femmes s’améliorent, avec l’ouvertures des universités et l’autorisation de conduire, puis les violences conjugales y sont désormais condamnées.
  • Inde : En ce moment la culture hindouiste y domine, certains textes hindous valorisent la femme en présentant sa féminité et sa maternité, mais ils préconisent aussi une subordination presque totale de la femme envers l’homme. Il y a encore beaucoup de normes sociales discriminantes et des disparités patriarcales de pouvoir qui empêchent la mise en place de l’égalité homme-femme. En Inde la perception de la femme doit changer.
  • Pakistan : Les traditions sont ancrées dans le système, mais elles sont anciennes et souvent dégradantes pour la femme (mariage forcé, mutilation sexuelle). D’un côté, on a ceux qui veulent faire avancer le pays et innover les lois et de l’autre on a les conservateurs qui cherchent à tout prix à éviter le déshonneur.

Hoek-Luthold Sascha

Esclavage moderne: le rôle des firmes transnationales (FTN)

Officiellement proclamée le 27 avril 1848 à Paris par le décret Schoelcher, l’abolition de l’esclavage reste un fait marquant dans l’histoire des Droits de l’Homme. Le dernier pays à avoir aboli l’esclavage est la Mauritanie dans les années 1980. 150 ans après son abolition officielle, l’esclavage a-t-il réellement disparu ?

Selon Walk Free, il y aurait encore aujourd’hui entre 30 et 45 millions de personnes victimes d’esclavage moderne. Les régions les plus touchées sont surtout l’Afrique (Congo, Nigéria) et l’Asie du Sud (Inde, Chine, Thaïlande). Autre fait accablant: les femmes et les enfants sont les plus sujets à cette traite. En effet, 71% sont des femmes et une victime sur quatre était un enfant.

Les entreprises ont une grosse part de responsabilité dans cet esclavage moderne. Selon un rapport d’Amnesty International, la firme mondiale du cobalt ferme toujours les yeux sur l’esclavage moderne au Congo; notamment sur le travail des enfants et l’esclavage moderne. Sur 30 firmes transnationales s’approvisionnant en cobalt, moins d’un quart (6 sur 29) ont enquêté sur l’approvisionnement. Parmi ces 6, seuls Apple et Samsung ont pu identifier précisément les fonderies et les raffineurs de cobalt qui fournissent leurs sous-traitants. En revanche, les concurrents Microsoft, Vodafone et Huawei se sont vus décerner la palme du mauvais élève “batterie à plat”, incapables de savoir où leurs fournisseurs achetaient leur cobalt.

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Exploitation d’enfants travaillant dans une mine en République démocratique du Congo

On est en droit de se demander pourquoi des entreprises au rayonnement international et soumises aux droits de l’Homme et du citoyen emploient indirectement des enfants pour travailler ?

Dessin fait par Silvestre Emma

Dans un monde qui vit au rythme de la mondialisation, les entreprises choisissent de délocaliser leurs unités de production afin de bénéficier d’une main d’œuvre toujours plus compétitive et moins chère. Ainsi, chez Nike, le coût de la main d’œuvre représente 4% du prix total d’une paire de chaussures. Cette main d’œuvre peu coûteuse est un argument non négligeable pour les entreprises pour augmenter leur profit malgré l’exploitation d’enfants; même constat pour le géant de la télécommunication taiwanaise qui a délocalisé toute sa production à Shenzhen en Chine et qui emploie des dizaines de milliers de travailleurs.

Savarzeix Antoine

Le peuple lutte contre les inégalités : la Chine et Leipzig en 1989

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire » a dit Albert Einstein. En effet, une des plus grandes actions que peut mener un peuple pour montrer son désaccord et agir à son niveau, c’est manifester. La France l’a bien compris et est mondialement connue pour les nombreuses manifestations qu’elle organise régulièrement. Cependant, loin des protestations de la SNCF ou des compagnies aériennes, certaines manifestations populaires ont mené à de réels changements dans la société : c’est le cas de Leipzig et de la Chine en 1989.

Alors que le Mur de Berlin séparait l’Allemagne de l’Est de l’Allemagne de l’Ouest depuis 28 ans déjà, Erich Honecker, promettait que le mur de Berlin durerait encore 100 ans. Pourtant, depuis le 2 mai 1989, la frontière entre la Hongrie et l’Autriche était ouverte et de nombreux Allemands de l’Est utilisait cette possibilité pour rejoindre l’Allemagne de l’Ouest. Ce n’était alors que le début du mouvement populaire qui débuta en Allemagne en 1989. En effet, le 4 septembre 2019 eut lieu la première  « Montagsdemonstrationen » (ou manifestations du lundi en français ) à Leipzig, manifestation pour une réorganisation pacifique et démocratique du pays. Depuis cette date, tous les lundis et malgré la violence de la police de la République démocratique d’Allemagne (RDA), un nombre croissant de manifestants se retrouvèrent à Leipzig jusqu’à atteindre le nombre de 70 000 le 9 octobre 1989.

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Lepizig, 16 octobre 1989

Lors de ces actions les citoyens avaient pour slogan « Wir sind das Volk ! » (« Nous sommes le peuple ! »), slogan illustrant parfaitement leur volonté de réunification de l’Allemagne, les manifestants voulaient être reconnus comme le peuple allemand. De plus, ils passèrent devant le siège de la Stasi sans provocation : les manifestants allumèrent simplement des bougies sur les marches du bâtiment. Ce sont ces manifestations populaires et le soutien de dirigeants importants tels que Wolfgang Berghofer, bourgmestre de Dresde, ou Markus Wolf, ancien chef des services secrets, qui conduisirent  à la chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989, marquant la chute imminente du régime socialiste de la RDA.

En Chine, entre le 15 avril et le 4 juin de la même année, se déroulèrent également des manifestations populaires appelées manifestations de Tian’anmen ( du nom de la place Tian’anmen à Pékin, capitale de la république populaire de Chine ). Les manifestants, principalement des étudiants, des ouvriers et des intellectuels, dénonçaient notamment la corruption du Parti Communiste Chinois et demandaient des réformes politiques et démocratiques. Bien qu’en Allemagne il y ait également eu des violences faites par la police de la RDA, en Chine la répression du mouvement provoqua plusieurs milliers de victimes civiles. La contestation n’eut pas seulement lieu à Pékin mais s’étendit à de nombreuses grandes villes chinoises telles que Shanghai.

Les manifestants, qui commencèrent aussi à faire des grèves de la faim, ne trouvèrent pas d’accord avec le gouvernement chinois et ce dernier instaura donc la loi martiale le 20 mai 1989, loi visant l’instauration d’un état judiciaire d’exception, au sein duquel l’armée assure le maintien de l’ordre à la place de la police ou en collaboration avec celle-ci. Ainsi, grâce à cette loi, le Premier ministre fit appel à l’armée pour dégager la place Tien’anmen mais celle-ci resta bloquée aux entrées de la ville par la foule. On se souvient notamment de l’image diffusée dans le monde d’un jeune homme seul au milieu de la chaussée, défiant une colonne de chars.

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L’Homme au char, ‘Tank man ‘ lors des manifestations de la place Tian’anmen en 1989 en République populaire de Chine

De plus, l’armée nettoya brutalement la place Tian’anmen dans la nuit du 3 au 4 juin, faisant environ 1800 morts et des dizaines de milliers de blessés. Enfin, en plus des victimes civiles et des arrestations, certains dirigeants politiques furent limogés et placés en résidence surveillée comme le secrétaire général du PCC Zhao Ziyang par exemple. Par ailleurs, à l’étranger, la répression provoqua une condamnation générale du gouvernement chinois.

Hattemer Zazie

Radio MFNU : l’émission n°1 du MFNU 2019

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork Ecoutez la première émission de Radio MFNU de l’édition 2019 en cliquant sur le logo ci-dessous :

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Au sommaire de l’émission :
– Interview d’Alice van Gaver et de Mathilde de Solages (secrétaire général et présidente du MFNU ) par Erin, Gabriel & Giorgio ;
– Présentation du thème général de la conférence par Alice ;
– Présentation du comité sur la région sahélo-saharienne par Giorgio ;
– Le programme du MFNU 2019 par Erin ;
– Présentation de 3 films en rapport avec la thématique de la conférence par Erin, Jessica & Giorgio ;
– Présentation du documentaire de la soirée cinéma par Jessica & Gabriel ;

Notez bien qu’une 2ème émission sera enregistrée en direct du MFNU le samedi 30 mars à 10h30 en salle radio.

Un guide du MFNU 2019

MFNU10 LOGO Not shaded dark storkPour bien préparer le MFNU 2019, qui débutera dans quelques jours, découvrez dès maintenant le petit guide qui a été réalisé pour les participants.

Couverture Guide MFNU 2019
L’essentiel sur le MFNU 2019 !

Les rapports de l’Etat-major pour la session 2019 sont disponibles

MFNU10 LOGO Not shaded dark storkLes président-e-s et vice-président-e-s des différents forums ont rédigé des rapports sur les différents sujets traités afin d’aider les délégué-e-s à préparer la conférence MFNU.

Il est vivement conseillé de lire ceux qui concernent votre forum.

Pour rappel, des dossiers sont proposés sur tous les sujets traités. Ces dossiers ont été et sont encore complétés au fur et à mesure. Il doivent donc être régulièrement consultés.

Découvrez l’État-major du MFNU 2019 !

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork La liste des membres de l’État-major est désormais publiée. Découvrez les président(e)s et vice-président(e)s des différents forums et de la Cour pénale internationale ainsi que la présidente et la secrétaire générale du MFNU 2019.

Un nouveau sujet pour le Conseil de l’OTAN du MFNU 2019

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork  Le Président du Conseil de l’OTAN informe les délégué(e)s et les conseillers qu’il a été décidé, après consultation, de remplacer la question sur la lutte contre la piraterie dans le Golfe d’Aden et au large de la Corne d’Afrique par la question suivante :

Comment renforcer la sûreté maritime baptisée « Sea Guardian » déployée en Méditerranée ?

En revanche, le premier sujet sur la mission « Resolute Support » en Afghanistan est  maintenu.

La liste des forums et sujets du MFNU 2019 a été modifiée en conséquence.

Merci d’en informer les délégué(e)s de ce forum.

Un MFNU 2019 sur le travail et les droits des femmes dans un monde globalisé

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork  Le 15ème Modèle francophone des Nations unies se tiendra à La Haye les vendredi 29, samedi 30 et dimanche 31 mars 2019. Le thème choisi pour cette 15ème session est : « Travail et droits des femmes dans un monde globalisé ».

Une journée de découverte des Pays-bas optionnelle et une soirée cinéma seront organisées le jeudi 28 mars.

Les dates du MFNU 2019 sont fixées

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork  Les dates de la 15ème conférence du MFNU sont fixées et peuvent dès maintenant être notées sur vos agendas : le MFNU 2019 se tiendra les vendredi 29, samedi 30 et dimanche 31 mars 2018. Une journée de découverte des Pays-bas optionnelle et une soirée cinéma seront organisées le jeudi 28 mars.

Le MFNU 2018 en vidéo

Radio MFNU : l’émission n°1 du MFNU 2018

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork Ecoutez la première émission de Radio MFNU de l’édition 2018 en cliquant sur le logo ci-dessous :

logosoundcloud

Au sommaire de l’émission :
– Le programme du MFNU 2018 par Natacha et Alice ;
– Interview d’Albane Marande et Hugo Hayard (présidente du MFNU et le secrétaire général ) par Enora et Issam ;
– Présentation du comité sur les caraïbes par Mehdi ;
– Présentation du documentaire de la soirée cinéma par Quentin ;
– Une rubrique pour découvrir La Haye sous l’angle du développement durable par Alice.

 

Le MFNU est désormais une fondation

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork  Depuis le 26 juin 2017, le Modèle francophone des Nations unies n’est plus une association mais une fondation, enregistrée auprès de la Chambre de Commerce de La Haye.

Ce changement de statut du MFNU lui permet d’être dirigé par un Bureau mieux structuré et de posséder un nouveau compte bancaire. Il faudra donc, pour toutes les écoles, être vigilant lors des virements bancaires pour le MFNU 2018.