Un grand merci aux familles

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork Le bureau du MFNU souhaite adresser un message de remerciements aux familles ayant hébergé des jeunes pour le MFNU 2019.

MFNU 2020 : les dates sont fixées

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork  Les dates de la 16ème conférence du MFNU ont été fixées et peuvent dès maintenant être notées sur vos agendas : le MFNU 2020 se tiendra les vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 mars 2020.

Une journée de découverte des Pays-bas optionnelle ( sans doute à Rotterdam et Delft ) sera organisée le jeudi 19 mars.

Les discours des deux invitées de la cérémonie d’ouverture

Deux discours prononcés lors de la cérémonie d’ouverture sont disponibles à la lecture :

Radio MFNU : l’émission n°2 du MFNU 2019

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork Ecoutez la deuxième émission de Radio MFNU de l’édition 2019, enregistrée samedi 30 mars dans les conditions du direct,  en cliquant sur le logo ci-dessous :

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Forum sur le droit des femmes

« Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.»

Tel est l’intitulé du 5ème objectif des 17 engagements de développement durable adoptés à l’unanimité par les pays membres de l’O.N.U. En effet, ce plan majeur de développement durable place l’égalité des sexes au centre de toute génération de richesse sur le plan durable. Ainsi, la question n’est pas la créer la croissance pour la croissance mais de faire en sorte que les minorités et les plus défavorisés en bénéficient au même titre que le reste de la société. Et pour cause, les femmes, les grandes perdantes de la mondialisation qui était censée leur apporter tant de bienfaits se voient comme toujours attribuer la part la plus minime d’une croissance et d’un développement tant attendu.

Comment se fait donc cette discordance de prospérité entre hommes et femmes ?

  • On estime qu’à l’heure actuelle, 750 millions de femmes et de filles dans le monde ont été mariées avant l’âge de 18 ans. Au moins 200 millions de filles et de femmes actuellement en vie ont subi des mutilations génitales féminines dans les 30 pays disposant de données représentatives.
  • Trente-cinq pour cent des femmes dans le monde ont subi des violences physiques ou sexuelles exercées au sein du couple ou des violences sexuelles exercées par des personnes autres que le partenaire.
  • 49 pays ne disposent toujours pas de lois protégeant les femmes contre la violence domestique.
  • Seulement 52 pour cent des femmes mariées ou vivant en concubinage prennent librement leurs propres décisions concernant les rapports sexuels, l’utilisation de moyens de contraception et les soins de santé.
  • À l’échelle mondiale, les femmes ne représentent que 13% des propriétaires de terres agricoles.
  • 133 millions de filles et de femmes ont subi une forme de mutilation ou d’ablation génitale féminine dans 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient où cette pratique néfaste est la plus courante.

Les origines de ce décalage de situation entre hommes et femmes sont diverses et leur racines sont profondes. Que ce soit par la culture patriarcale qui prévaut depuis des millénaires ou la dévaluation constante de la femme dans la société. Comme le disait monsieur Barro lors de son discours d’ouverture, comment attendre de l’homme qui a si longtemps été habitué à siéger sur la plus haute et meilleure branche de l’arbre qu’il la partage avec la femme qui lui a si longtemps été assujetti ? Le fait est que l’homme doit rapidement comprendre que son temps de règne sur l’arbre est compté mais surtout qu’il en va de son propre intérêt : Les femmes et les filles représentent la moitié de la population mondiale et par conséquent, la moitié de son potentiel. De plus, peut-on vraiment considérer les valeurs et constructions sociales instaurées par le machisme saines pour les hommes eux-mêmes ?

Comment assurer l’accès à l’éducation à toutes les filles ? Comment lutter contre les violences physiques, morales et psychologiques faites envers les femmes ? Ces deux questions sont centrales au thème de l’égalité des femmes au travail comme dans la sphère privée seront à la base de toute négociation au sein du comité. 

Interview de Mr Meidinger

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Alain Meidinger, je suis professeur d’histoire- géographie au lycée français Vincent van Gogh et président de la fondation MFNU.

Quels est votre rôle dans le MFNU ?

Je préside la fondation, présider la fondation c’est présider d’abord un bureau d’une dizaine de professeurs et de sept élèves cette année et avec eux d’organiser la conférence à venir, on a commencé au mois de mai pour mars donc il nous a fallu pratiquement 10 mois pour préparer la conférence. 

Ça, c’est le premier travail. Pour le deuxième travail, je suis en contact avec les écoles, je les invite à venir à la conférence et je fais donc tout ce qui concerne la correspondance, ce qui est très long avec ces écoles. Ensuite, je m’occupe de l’organisation de la conférence : la soirée cinéma, le Kurhaus et la journée découverte entre autres.

Pouvez-vous nous expliquer rapidement comment fonctionne l’organisation du MFNU ?

Il y a plusieurs départements et chaque département a une tache bien spécifique : dans l’administration, les travaux des états major, les services de presse…

Chaque service a donc des actions bien particulières et je suis au sommet de cette pyramide où je vérifie, je contrôle, je conseille ces différents départements. 

Lorsque vous avez commencé ce projet il y a 15 ans, pensiez-vous qu’il serait aussi pérenne ?

Je l’espérais, c’était ce que l’on appelle un vœu pieux, que cela continue et se poursuive. Ce qui m’intéresse plus à présent, c’est qu’il y ait quelqu’un qui prenne ma place plus tard. C’est-à-dire qu’il me reste moins de dix ans au lycée ; il faudrait donc que d’autres adultes prennent ma succession. Mais, oui, je suis ravi en tout cas. 

Quels sont les plus gros enjeux du MFNU ?

 Les plus gros enjeux, c’est surtout l’organisation : être sûr que les écoles arrivent bien, que tout se passe bien pour elles, que ceux qui demandent à être hébergés soient hébergés…

Ça c’est une partie. L’autre partie, c’est que les élèves apprennent quelque chose, que les débats soient intéressants et qu’ils ressortent du MFNU contents, ravis, avec la volonté de revenir l’année d’après. 

Comment choisissez-vous les thèmes de chaque MFNU ?

« C’est au sein du bureau, entre les adultes et les élèves, qu’on discute : qu’est-ce qu’on a fait l’an dernier ? qu’est-ce qu’on a fait il y a deux ans ? qu’est-ce qu’on pourra faire cette année ?

Avec l’idée de suivre les objectifs du développement durable […] parce que c’est le travail des Nations unies ; et si on simule les Nations unies, il faut que nous restions collés à ça. D’où l’étape du travail, et le thème de la femme cette année. »

Pouvez-vous nous dire ce que vous avez prévu pour le prochain MFNU ?

On n’a pas encore d’idées, on n’a pas encore discuté sur le thème de 2020. Donc il faut encore qu’on en discute entre nous. J’avais un thème qui était sur la notion de la démocratie et la représentation populaire. C’est en lien : les mouvements de révolte, la montée des populistes…Comment les Etats peuvent -ils gérer ce genre de situation ?

Après, il va falloir que l’on retravaille la soirée cinéma, il faut qu’on repense à la journée découverte… Devrait-on repartir […] sur Rotterdam et Delft comme on l’avait fait il y trois ans. Donc, pour l’instant, c’est juste des petits boutons de fleurs, qui n’ont pas encore fleuris. Ce sont des réflexions entre les uns et les autres au sujet de ce qu’on aimerait faire puis voir ce qui est faisable, ce qui est possible entre nous.

Hoek-Luthold Sascha

Interview de Mathilde de Solages

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Mathilde de Solage, j’ai 17 ans, je suis en terminale S et je suis Secrétaire générale au MFNU cette année.

Mathilde Solages, à la cérémonie d’ouverturerture

Quel est votre rôle en tant que Secrétaire générale ?

En amont de la conférence j’ai dû, avec la Présidente de l’Assemblée générale, former l’équipe de l’Etat-major, celui-ci attribue les présidences et les vice-présidences des comités. On a donc d’abord dû choisir notre équipe de l’Etat-major ; ensuite on a dû choisir les sujets qui allaient être débattus dans chaque comité et réguler tous les rapports. C’est-à-dire les lire, les corriger et les envoyer aux professeurs… 

De plus, pendant la conférence, donc à la cérémonie d’ouverture et de clôture, j’ai des discours à prononcer. Sinon, je suis un peu partout, à tous les étages pour régler un peu les problèmes dans les différents comités.

Avez-vous prévu de faire des études en rapport avec ce que vous faite au MFNU ?

Oui tout à fait, l’année prochaine j’intègrerai sciences politiques.

Comme métier je pense que je serai journaliste ou travaillerai dans une organisation internationale en rapport avec l’humanitaire.

Que pensez-vous du sujet du MFNU de cette année ?

Je trouve qu’il est extrêmement actuel notamment celui du travail, j’en ai parlé dans mon discours – surtout lorsque l’on prend le cas de la France et des gilets jaunes. Il nous permet parler des problèmes qui sont liés au travail dans les pays développés et en développement. De plus, les droits des femmes nous touchent tous, sans que l’on ne s’en rende compte, il est donc important d’en parler.  En plus, le MFNU permet même aux plus petits dans le forum des stagiaires, et aux 6èmes observateurs qui écoutaient ce qui se passait dans les comités, de se rendre compte des évènements, desquels nous sommes peu informés, qui se produisent dans le monde.

Comment trouvez-vous que la conférence se déroule jusqu’ici ? êtes-vous satisfaite ?

Oui, je suis tout à fait satisfaite de la conférence jusqu’ici, la cérémonie d’ouverture c’est super bien passée.

Les conférences à l’école sont un peu stressantes, il y a des problèmes un peu partout qu’il faut régler. Des problèmes tout basiques : d’impression, d’ordinateur, de délégués qui manquent… Mais, sinon, ça se passe très bien, et il y a vraiment des délégués géniaux qui s’investissent énormément dans leurs sujets ; donc je suis vraiment satisfaite du déroulement.

Il y a-t-il des choses que vous changeriez si vous le pouviez ?

« Je pense que pour les années à venir il faudra mieux délimiter les rôles de chaque chef, non seulement dans le P7 mais aussi dans l’administration, la presse… »

Simplement pour éviter d’empiéter sur le travail de chacun ; mais, à part ça, tout se passe très bien, il n’y a donc pas de gros changements à faire pour les conférences futures. 

Hoek-Luthold Sascha

Sondage de membres du MFNU sur leur ressenti des inégalité homme-femme

Ressentez-vous personnellement des inégalités entre homme et femme ? Si oui, quelles sorte d’inégalités ?

Thibault (seconde):

« Je pense qu’il y a de grandes inégalités entre les hommes et les femmes. Lors de l’éducation, il y a des stéréotypes associés à chaque sexe qui ne devraient pas l’être. Par exemple, on voit que l’homme est associé à une force physique et de caractère « l’homme ne peut pas pleurer et c’est normal pour une femme de pleurer » mais dans les deux cas c’est faux. Un homme peut très bien être sensible et pleurer et une fille n’est pas obligée de pleurer ou d’avoir une sensibilité exagérée.

Je pense aussi que la plus grande preuve que le sexisme est réel est que quand on parle du mot « sexisme » on pense tout de suite à un homme qui maltraite une femme, qui la considère comme inferieure ; mais c’est faux. Il y a bien des cas comme ça, mais le sexisme masculin existe aussi. Ce sexisme est inférieur, mais ça montre quand même que, dans la mentalité des gens, les préjugés sont omniprésents et même sans réfléchir on cherche un préjugé. C’est très important de changer ca et ça commence dans la base de l’éducation. C’est là qu’on peut éviter ce genre de clichés. »

Alice (terminale):

« Personnellement non, même si on habite dans un pays où les femmes sont moins discriminées que dans d’autres il arrive qu’on entende des remarques sexistes. Après, on se rend compte que, en tant que jeune femme, j’ai autant de possibilités que les hommes de mon âge. »

Professeur femme (invitée):

« Oui, je peux vous donner une anecdote de mon travail. J’ai travaillé auparavant dans une université où j’avais été embauchée pour une mission en même temps que mon compagnon pour les mêmes deux postes. Un collègue de notre équipe qui avait un invité nous a présentés en tant que « Mr. X, le nouveau enseignant de rechercher et sa femme » alors que je travaillais sur le même poste pour la même mission. Donc, pour cet exemple d’inégalité homme femme dans le travail, j’ai découvert que c’était choquant d’être « la femme de » et non sa propre personne, même si mon collègue a commis, sans le faire exprès, cette erreur. On perd notre statut selon si on est « Mr. » ou « Mme. ». »

M.Ballet:

« Dans l’Education nationale, du point de vue d’un professeur, je n’ai jamais ressenti d’inégalités entre homme et femme. En revanche, chez les élèves filles, on le ressent beaucoup dans l’orientation. Elles pensent automatiquement à des orientations littéraires au lieu de scientifiques. Quand on observe les séries L, on remarque que les filles sont bien plus nombreuses. Cependant on constate et c’est un progrès qu’en S le nombre de filles et de garçons a tendance à s’équilibrer.

En ce qui concerne les inégalités entre homme et femme, surtout dans l’environnement scolaire, je ressens que les professeurs ont certains stéréotypes sur le comportement « féminin » et « masculin » des élèves. Ils peuvent parfois juger les élèves qui ne se comportent pas correctement par rapport à ce stéréotype. Ces « règles de norme » se résument à : la fille doit être calme et travailler dur alors que le garçon doit être bruyant  et ne pas travailler correctement. »

M. Edea (Maroc) :

« Je suis professeur au Maroc, dans il y a une situation extrêmement singulière par rapport à ce qu’on peut vivre en  France lorsque on est un homme ou une femme, plus particulièrement une femme. Même en tant qu’homme, je suis dans une situation dans laquelle ma femme ne peut pas sortir seule dans la rue. Effectivement ce n’est pas possible pour une femme seule – qu’elle soit marocaine ou française – de se promener tout simplement, puisqu’elle va vite être sifflée, accostée toutes les 5 minutes, elle n’a pas cette liberté de pouvoir se balader, après c’est propre au Maroc. Après je pense aussi qu’en tant qu’homme, nous avons un combat à mener nous-mêmes, et contre nous-mêmes par rapport à ce que nous avons pu apprendre dans notre propre éducation, dans des manières de faire.

Il faut prendre conscience, que même quand on est fortement pour l’égalité, des fois c’est plus fort que nous, ça se voit quand les gens parlent avec une remarque ou autre. On a une vraie éducation à faire vis-à-vis de soi pour sortir d’un mode de fonctionnement qui est évidemment un regard sur la femme, celui qui prend la femme pour objet, qui considère ou fait des remarques qui peuvent ramener la femme à la femme au foyer même si elle travaille et que c’est ma collègue. Il faut que les hommes fassent un réel travail sur eux-mêmes. »

Leenstra Amandine

La presse au MFNU

La presse au MFNU, qu’est-ce que c’est ?

Ce sont des élèves en pull noir avec un cordon de badge jaune. Des photographes, des journalistes qui font des sondages, mais concrètement, à quoi ressemble notre travail pendant la conférence ?

Le service de presse est composé cette année de 30 membres, ce qui n’est pas négligeable. Six fonctions différentes sont observables au sein du service de presse : journalistes, photographie, mise en page, vidéo, dessin et radio. On peut également parler des responsables des réseaux sociaux, qui sont des photographes et membres du service de mise en page.

Journalistes :

Le premier travail des journalistes est de rédiger des articles pour le Canard Diplomatique, le journal du MFNU. Journal mis en page par le responsable de ce service, dont nous décrirons le travail plus loin dans l’article.

Les journalistes ont des interviews à faire des différents invités, des sondages et des articles à écrire. Zazie, élève de terminale, nous parle de sa première expérience en tant que journaliste.

« La presse montre les difficultés du travail de journaliste. C’est-à-dire avoir la participation des délégués pour les sondages, écrire des articles rapidement, et de faire un bon travail d’équipe. C’est une expérience agréable, nouvelle et plaisante, qui mériterait un peu plus d’organisation pour que les conditions soient parfaites. »

Zazie, journaliste au service de presse

Mise en page :

Cette année, la mise en page du journal a été réalisée par Clément, le responsable du service de mise en page. Ce fut un travail épuisant pour lui car tout doit être parfait avant l’impression du journal. Mais le travail en valait la peine puisque le résultat est vraiment satisfaisant.

Pendant la conférence, trois personnes s’occupent de la mise en page du site du MFNU en y mettant les articles des journalistes et les photos.

Photographes et service vidéo :

Les membres du service vidéo et photographie ont pour certain du travail avant la conférence, afin d’illustrer le journal et de montrer la préparation du MFNU. A la fin de la conférence, une vidéo est montrée lors de la cérémonie du clôture du MFNU contenant des images d’avant la conférence et de ce qui s’y passe pendant. On peut y voir le rôle des membres du l’administration, des délégués et présidents de forums, de certains professeurs et du service de presse.

Dessinatrices :

Cette année, deux dessinatrices font le tour des comités et lisent les articles des journalistes afin de représenter par des dessins ou caricatures les évènements marquants. Les dessins sont ensuite mis sur le site et sur le compte Instagram.

Réseaux sociaux :

Le compte Instagram, Facebook et Snapchat sont gérés par un photographe et deux filles du service de mise en page. La difficulté étant de toujours être informés des évènements en cours et de trier rapidement les photos afin de toujours être actif sur les réseaux.

J’espère que cet article vous aura permis de mieux comprendre le rôle de la presse pendant la conférence MFNU. Nous vous invitons à lire les autres articles du site et à vous informer sur les différents réseaux sociaux.


Natacha Cayrol

Exposer le corps de la femme pour vendre

Les publicités sont partout ! Sur Internet, dans la rue, dans les transports en commun… Sur grand nombre de ces affiches, on voit des femmes. Pour des vêtements ou des produits cosmétiques ça peut se comprendre mais pour des biscuits ou de la lessive, quel est le lien ? Une publicité a pour but d’inciter un public à acheter un produit, mais quel le rôle joue le corps de la femme dans tout cela ?

Dessin fait par Silvestre Emma

Durant les années 1950, la femme était déjà très présente dans les publicités : on utilisait le cliché de la ménagère parfaite avec son mari et ses deux enfants car ce modèle illustrait la « famille parfaite ». Aujourd’hui et depuis des années déjà, on utilise le corps de la femme comme un « objet » afin que les consommateurs, notamment masculins, portent leur regard sur le produit, soient séduits par le corps de la femme et choisissent donc cet article grâce à la photo plus que grâce au produit en lui-même. Bien souvent le produit n’a donc rien à voir avec la femme, ce n’est qu’une simple stratégie. D’autre part, même quand la publicité concerne un produit destiné à la gent féminine, le corps de la femme est souvent hypersexualisé et exagérément mis en avant.  De plus, les modèles féminins utilisés dans ces publicités ne sont bien évidemment pas représentatifs de la taille et de la corpulence de la majorité des femmes et ne prennent pas non plus en compte la diversité de ces corps. Les femmes que l’on voit dans les pubs correspondent aux canons de beauté d’une époque et, à la moindre imperfection, sont retouchées. Pas de femme handicapée, grosse, petite ou poilue : on est bien trop loin de ce que la société considère comme attirant ou séduisant !

Nous ne faisons pas vraiment attention aux images auxquelles nous sommes exposés quotidiennement, et pourtant, inconsciemment ou consciemment, cela nous influence énormément. Alors même si les mentalités évoluent et que l’on voit de plus en plus de mannequins « grandes tailles » (généralement de 42 à 46, est-ce vraiment grande taille sachant qu’une étude de 2016 réalisée par Clickndress a montré que les Françaises faisaient majoritairement du 38,40 et 42 ?), il est grand temps que les publicités se diversifient. Alors la prochaine fois que vous voyez une publicité, posez-vous les bonnes questions : voulez vous vraiment acheter ce produit ou sont-ce les images qui vous ont séduit ?

Zazie Hattemer