MFNU 2020 : La vidéo prévue pour la cérémonie d’ouverture

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork Découvrez la vidéo qui aurait du être présentée lors de la cérémonie d’ouverture du MFNU 2020.

Si la vidéo ne s’affiche pas correctement, elle peut être vue sur Youtube.

Coronavirus COVID-19 : Le MFNU 2020 annulé.

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork  Grosse déception pour tous : le MFNU 2020 a du être annulé à cause de la pandémie du Coronavirus COVID-19.

Voici ci-dessous une lettre destinée aux écoles inscrites à cette édition.

Lettre aux écoles - Annulation MFNU 2020

Un MFNU 2020 sur la Démocratie au XXIe siècle

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork  Le 16ème Modèle francophone des Nations unies se tiendra à La Haye les vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 mars 2020. Le thème choisi pour cette 16ème session est : « La Démocratie au XXIe siècle : un enjeu planétaire ».

Une journée de découverte des Pays-bas optionnelle et une soirée cinéma seront organisées le jeudi 19 mars.

Un grand merci aux familles

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork Le bureau du MFNU souhaite adresser un message de remerciements aux familles ayant hébergé des jeunes pour le MFNU 2019.

MFNU 2020 : les dates sont fixées

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork  Les dates de la 16ème conférence du MFNU ont été fixées et peuvent dès maintenant être notées sur vos agendas : le MFNU 2020 se tiendra les vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 mars 2020.

Une journée de découverte des Pays-bas optionnelle ( sans doute à Rotterdam et Delft ) sera organisée le jeudi 19 mars.

Les discours des deux invitées de la cérémonie d’ouverture

Deux discours prononcés lors de la cérémonie d’ouverture sont disponibles à la lecture :

Radio MFNU : l’émission n°2 du MFNU 2019

MFNU10 LOGO Not shaded dark stork Ecoutez la deuxième émission de Radio MFNU de l’édition 2019, enregistrée samedi 30 mars dans les conditions du direct,  en cliquant sur le logo ci-dessous :

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Forum sur le droit des femmes

« Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.»

Tel est l’intitulé du 5ème objectif des 17 engagements de développement durable adoptés à l’unanimité par les pays membres de l’O.N.U. En effet, ce plan majeur de développement durable place l’égalité des sexes au centre de toute génération de richesse sur le plan durable. Ainsi, la question n’est pas la créer la croissance pour la croissance mais de faire en sorte que les minorités et les plus défavorisés en bénéficient au même titre que le reste de la société. Et pour cause, les femmes, les grandes perdantes de la mondialisation qui était censée leur apporter tant de bienfaits se voient comme toujours attribuer la part la plus minime d’une croissance et d’un développement tant attendu.

Comment se fait donc cette discordance de prospérité entre hommes et femmes ?

  • On estime qu’à l’heure actuelle, 750 millions de femmes et de filles dans le monde ont été mariées avant l’âge de 18 ans. Au moins 200 millions de filles et de femmes actuellement en vie ont subi des mutilations génitales féminines dans les 30 pays disposant de données représentatives.
  • Trente-cinq pour cent des femmes dans le monde ont subi des violences physiques ou sexuelles exercées au sein du couple ou des violences sexuelles exercées par des personnes autres que le partenaire.
  • 49 pays ne disposent toujours pas de lois protégeant les femmes contre la violence domestique.
  • Seulement 52 pour cent des femmes mariées ou vivant en concubinage prennent librement leurs propres décisions concernant les rapports sexuels, l’utilisation de moyens de contraception et les soins de santé.
  • À l’échelle mondiale, les femmes ne représentent que 13% des propriétaires de terres agricoles.
  • 133 millions de filles et de femmes ont subi une forme de mutilation ou d’ablation génitale féminine dans 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient où cette pratique néfaste est la plus courante.

Les origines de ce décalage de situation entre hommes et femmes sont diverses et leur racines sont profondes. Que ce soit par la culture patriarcale qui prévaut depuis des millénaires ou la dévaluation constante de la femme dans la société. Comme le disait monsieur Barro lors de son discours d’ouverture, comment attendre de l’homme qui a si longtemps été habitué à siéger sur la plus haute et meilleure branche de l’arbre qu’il la partage avec la femme qui lui a si longtemps été assujetti ? Le fait est que l’homme doit rapidement comprendre que son temps de règne sur l’arbre est compté mais surtout qu’il en va de son propre intérêt : Les femmes et les filles représentent la moitié de la population mondiale et par conséquent, la moitié de son potentiel. De plus, peut-on vraiment considérer les valeurs et constructions sociales instaurées par le machisme saines pour les hommes eux-mêmes ?

Comment assurer l’accès à l’éducation à toutes les filles ? Comment lutter contre les violences physiques, morales et psychologiques faites envers les femmes ? Ces deux questions sont centrales au thème de l’égalité des femmes au travail comme dans la sphère privée seront à la base de toute négociation au sein du comité. 

Interview de Mr Meidinger

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Alain Meidinger, je suis professeur d’histoire- géographie au lycée français Vincent van Gogh et président de la fondation MFNU.

Quels est votre rôle dans le MFNU ?

Je préside la fondation, présider la fondation c’est présider d’abord un bureau d’une dizaine de professeurs et de sept élèves cette année et avec eux d’organiser la conférence à venir, on a commencé au mois de mai pour mars donc il nous a fallu pratiquement 10 mois pour préparer la conférence. 

Ça, c’est le premier travail. Pour le deuxième travail, je suis en contact avec les écoles, je les invite à venir à la conférence et je fais donc tout ce qui concerne la correspondance, ce qui est très long avec ces écoles. Ensuite, je m’occupe de l’organisation de la conférence : la soirée cinéma, le Kurhaus et la journée découverte entre autres.

Pouvez-vous nous expliquer rapidement comment fonctionne l’organisation du MFNU ?

Il y a plusieurs départements et chaque département a une tache bien spécifique : dans l’administration, les travaux des états major, les services de presse…

Chaque service a donc des actions bien particulières et je suis au sommet de cette pyramide où je vérifie, je contrôle, je conseille ces différents départements. 

Lorsque vous avez commencé ce projet il y a 15 ans, pensiez-vous qu’il serait aussi pérenne ?

Je l’espérais, c’était ce que l’on appelle un vœu pieux, que cela continue et se poursuive. Ce qui m’intéresse plus à présent, c’est qu’il y ait quelqu’un qui prenne ma place plus tard. C’est-à-dire qu’il me reste moins de dix ans au lycée ; il faudrait donc que d’autres adultes prennent ma succession. Mais, oui, je suis ravi en tout cas. 

Quels sont les plus gros enjeux du MFNU ?

 Les plus gros enjeux, c’est surtout l’organisation : être sûr que les écoles arrivent bien, que tout se passe bien pour elles, que ceux qui demandent à être hébergés soient hébergés…

Ça c’est une partie. L’autre partie, c’est que les élèves apprennent quelque chose, que les débats soient intéressants et qu’ils ressortent du MFNU contents, ravis, avec la volonté de revenir l’année d’après. 

Comment choisissez-vous les thèmes de chaque MFNU ?

« C’est au sein du bureau, entre les adultes et les élèves, qu’on discute : qu’est-ce qu’on a fait l’an dernier ? qu’est-ce qu’on a fait il y a deux ans ? qu’est-ce qu’on pourra faire cette année ?

Avec l’idée de suivre les objectifs du développement durable […] parce que c’est le travail des Nations unies ; et si on simule les Nations unies, il faut que nous restions collés à ça. D’où l’étape du travail, et le thème de la femme cette année. »

Pouvez-vous nous dire ce que vous avez prévu pour le prochain MFNU ?

On n’a pas encore d’idées, on n’a pas encore discuté sur le thème de 2020. Donc il faut encore qu’on en discute entre nous. J’avais un thème qui était sur la notion de la démocratie et la représentation populaire. C’est en lien : les mouvements de révolte, la montée des populistes…Comment les Etats peuvent -ils gérer ce genre de situation ?

Après, il va falloir que l’on retravaille la soirée cinéma, il faut qu’on repense à la journée découverte… Devrait-on repartir […] sur Rotterdam et Delft comme on l’avait fait il y trois ans. Donc, pour l’instant, c’est juste des petits boutons de fleurs, qui n’ont pas encore fleuris. Ce sont des réflexions entre les uns et les autres au sujet de ce qu’on aimerait faire puis voir ce qui est faisable, ce qui est possible entre nous.

Hoek-Luthold Sascha

Interview de Mathilde de Solages

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Mathilde de Solage, j’ai 17 ans, je suis en terminale S et je suis Secrétaire générale au MFNU cette année.

Mathilde Solages, à la cérémonie d’ouverturerture

Quel est votre rôle en tant que Secrétaire générale ?

En amont de la conférence j’ai dû, avec la Présidente de l’Assemblée générale, former l’équipe de l’Etat-major, celui-ci attribue les présidences et les vice-présidences des comités. On a donc d’abord dû choisir notre équipe de l’Etat-major ; ensuite on a dû choisir les sujets qui allaient être débattus dans chaque comité et réguler tous les rapports. C’est-à-dire les lire, les corriger et les envoyer aux professeurs… 

De plus, pendant la conférence, donc à la cérémonie d’ouverture et de clôture, j’ai des discours à prononcer. Sinon, je suis un peu partout, à tous les étages pour régler un peu les problèmes dans les différents comités.

Avez-vous prévu de faire des études en rapport avec ce que vous faite au MFNU ?

Oui tout à fait, l’année prochaine j’intègrerai sciences politiques.

Comme métier je pense que je serai journaliste ou travaillerai dans une organisation internationale en rapport avec l’humanitaire.

Que pensez-vous du sujet du MFNU de cette année ?

Je trouve qu’il est extrêmement actuel notamment celui du travail, j’en ai parlé dans mon discours – surtout lorsque l’on prend le cas de la France et des gilets jaunes. Il nous permet parler des problèmes qui sont liés au travail dans les pays développés et en développement. De plus, les droits des femmes nous touchent tous, sans que l’on ne s’en rende compte, il est donc important d’en parler.  En plus, le MFNU permet même aux plus petits dans le forum des stagiaires, et aux 6èmes observateurs qui écoutaient ce qui se passait dans les comités, de se rendre compte des évènements, desquels nous sommes peu informés, qui se produisent dans le monde.

Comment trouvez-vous que la conférence se déroule jusqu’ici ? êtes-vous satisfaite ?

Oui, je suis tout à fait satisfaite de la conférence jusqu’ici, la cérémonie d’ouverture c’est super bien passée.

Les conférences à l’école sont un peu stressantes, il y a des problèmes un peu partout qu’il faut régler. Des problèmes tout basiques : d’impression, d’ordinateur, de délégués qui manquent… Mais, sinon, ça se passe très bien, et il y a vraiment des délégués géniaux qui s’investissent énormément dans leurs sujets ; donc je suis vraiment satisfaite du déroulement.

Il y a-t-il des choses que vous changeriez si vous le pouviez ?

« Je pense que pour les années à venir il faudra mieux délimiter les rôles de chaque chef, non seulement dans le P7 mais aussi dans l’administration, la presse… »

Simplement pour éviter d’empiéter sur le travail de chacun ; mais, à part ça, tout se passe très bien, il n’y a donc pas de gros changements à faire pour les conférences futures. 

Hoek-Luthold Sascha